Le cadran solaire bifilaire

Le cadran bifilaire remplace le style par deux fils croisés, tendus à différentes hauteurs. On doit ce type de cadran au mathématicien allemand Hugo Mitchnik qui le décrivit en 1922. On peut réaliser des bifilaires aussi variés que les cadrans classiques, avec en plus les possibilités offertes par le choix de la hauteur des fils ainsi que de leur orientation.


Cadran bifilaire horizontal, J. Pakhomoff

Cadran bifilaire horizontal (J. Pakhomoff)

L'ombre des deux fils croisés forme une intersection sur le cadran permettant de lire l'heure. L'ensemble du tracé du cadran de déforme plus ou moins fortement, selon la hauteur des deux fils.

Depuis les années 2000 les travaux de plusieurs gnomonistes, dont en France D. Savoie et D. Collin, ont permis de développer de nouveaux types de cadrans bifilaires, avec des fils inclinés et orientés de façon quelconque sur le cadran.

Cadran bifilaire vertical, P.J. Dallet

Cadran bifilaire vertical déclinant (P.J. Dallet)


Cadran bifilaire horizontal tracé par le logiciel Shadows
Cadran bifilaire vertical déclinant tracé par le logiciel Shadows

Le logiciel Shadows permet de tracer des bifilaires horizontaux ou verticaux déclinants.

Ci-contre à gauche, un horizontal représenté avec les fils croisés et l'ombre projetée pour 9h30 de temps solaire. A droite un vertical déclinant à fils inclinés avec l'ombre projetée pour 10h30. Deux types de verticaux déclinants sont supportés, avec des fils verticaux et horizontaux ou avec des fils inclinés.

Note : il est tout à fait possible de faire croiser les fils à la même hauteur, le cadran se ramenant alors à un cadran classique dont le style droit (gnomon) serait à l'intersection des fils. Il est parfois plus facile et plus précis d'installer des fils croisés qu'un style incliné.



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Crédit photo :
- cadran bifilaire (gauche) : cadran réalisé par Jean Pakhomoff
- cadran bifilaire (droit) : cadran réalisé par Pierre-Joseph Dallet